L'animal dans son milieu : améliorer son adaptabilité et sa réactivité, afin de diminuer sa vulnérabilité

« Les espèces qui survivront ne sont ni les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui auront su s’adapter à leur environnement » Charles Darwin

 

La santé d'un être vivant vulnérable est liée à l'efficacité et à la réactivité de ses fonctions physiologiques, à sa capacité à s'adapter de manière dynamique à ses conditions de vie et aux variations de son environnement (alimentaire, physique, biologique, microbiologique, social), à réagir aux agressions inéluctables du milieu où il vit.

La vie et la santé des animaux d'élevage n'ont pas un déroulement linéaire et mécanique. De nombreux éléments de l'environnement varient de manière aléatoire ou cyclique : l'alimentation, les conditions météo, l'ambiance des bâtiments, les passages microbiens, les risques parasitaires, le groupe social de l'élevage évoluent en permanence. Les phases du cycle de production, bien que prévisibles, sollicitent d'une manière plus ou moins intense les fonctions physiologiques.

Ce sont ces risques, ainsi que les variations des conditions et des besoins, qui provoquent les problèmes de santé et rendent les animaux vulnérables. L'éleveur doit donc porter une grande attention aux conditions de l'élevage, à une alimentation adaptée et aux périodes de sollicitation intense ou de stress.

En réaction aux variations de ses conditions de vie et de ses besoins biologiques, l'animal doit s'adapter, grâce à des autorégulations physiologiques adaptatives, afin de conserver ou de retrouver spontanément ses équilibres internes dans un environnement variable et plus ou moins pathogène.

Ces processus d'adaptation fondamentaux sont liés à l'efficacité des organes et des fonctions physiologiques, qui ont à charge l'homéostasie, c'est à dire les régulations biologiques indispensables pour permettre la constance du milieu intérieur. C'est quand ces processus sont insuffisamment réactifs ou que les variations externes sont excessives que la pathologie apparait.

Les végétaux, médiateurs biologiques primordiaux pour l'animal, ont dans ce domaine un rôle fondamental, par leurs effets informatifs et catalytiques sur l'efficacité fonctionnelle, à côté des minéraux et des oligo-éléments. Actuellement, les apports végétaux permettant l'efficacité fonctionnelle sont généralement empiriques, laissés au hasard d'une alimentation de plus en plus industrielle et de moins en moins diversifiée. En complément des apports alimentaires normés classiques (énergie, azote, matières grasses, fibres, minéraux, vitamines), on peut concevoir une phytonutrition fonctionnelle, consistant à nourrir les compétences physiologiques des animaux par des apports végétaux spécifiques, en particulier dans les périodes à risque ou lors de la sollicitation intense des fonctions de production, d'adaptation et de défense.

La phytonutrition fonctionnelle apporte des réponses nutritionnelles remarquables, grace à des synergies végétales permettant une meilleure vitalité et une amélioration de la réactivité, donc une diminution de la vulnérabilité sanitaire et du recours aux médicaments.

La Phytonutrition fonctionnelle permet une action naturelle et cohérente pour la santé, dans le respect du bien-être animal, de la qualité des productions, de la demande des consommateurs, de la préservation de l'environnement et des équilibres écologiques.